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 Décidément, tous les chemins mènent a Yokoi Akemi

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MessageSujet: Décidément, tous les chemins mènent a Yokoi Akemi   Mer 8 Déc - 0:54


    Aussi tête en l'air que Kumiko ? Impossible ! A peine rentrée chez elle de l'école, qu'il lui fallait déjà refaire le chemin en sens inverse pour aller chercher un livre qu'elle avait oublié dans son bureau et qui lui était indispensable pour s'avancer dans la dissert' qu'elle devait rentre cinq jours plus tard. Pourtant, elle savait qu'elle ne devait mettre aucunes affaire dans son bureau, mais par pur esprit de contradiction elle ne pouvait s'empêcher de le faire.
    Pour une fois, le métro arriva pile poil lorsqu'elle arriva et temps mieux ! Elle n'aurait pas supporté d'attendre vingt minutes dans le froid et aurait certainement rebroussé chemin et prier pour ne pas oublier ce fichu livre le lendemain.
    Le trajet jusqu'à l'école lui prenait un quarantaine de minutes. Elle écouter généralement de la musique, s'imaginait toutes sortes de scénarios avec les gens qui peuplait le métro mais finissait toujours par s'endormir. A cause de cela, lors de sa première année au lycée, il lui arrivait souvent de louper son arrêt et d'arriver en retard en cours. Mais a présent, elle avait une petite horloge interne qui lui permettait tout juste de se réveiller au moment de l'ouverture des portes. Cependant, cette fois-ci elle avait taché de ne pas s'endormir et le trajet lui parut interminable.
    Les portes du métro s'ouvrirent et un vent froid vint le chatouiller les jambes, elle frissonna et s'emmitoufla dans sous écharpe. Pressée de rentrer chez elle pour se mettre enfin au chaud, elle hâta le pas jusqu'au lycée. Le vent lui soufflait aux oreilles, elle détestait ca. Le froid était une chose qu'elle supportait très mal, l'arrivée de l'hiver était donc une chose parfaitement affreuse pour cette petite nature. Elle commençait aussi a regretter le temps ou son cher grand frère l'amenait et l'emmenait a l'école, mais sa mère n'avait pas le temps et il lui était totalement interdit de remonter seule sur un vélo depuis le jour ou elle était passée par dessus le sien et ou elle s'était relevée les jambes pleines de sang et le bras fracturé.
    Arrivée au lycée, elle échangea très vite ses chaussure de ville pour ses chaussons et fila directement dans sa salle de classe. Dedans, elle contourna les différents bureaux sur sa route ( s'en prenant un dans la hanche au passage ) et attrapa son livre oublié pour le fourrer dans son sac. Elle sortie ensuite de la classe et resta plantée devant sans bouger pendant un long moment. Elle réfléchissait, quitte a s'avancer autant le faire ici. Avec la bibliothèque elle trouverait plus vite ce dont elle a besoin. C'est d'un pas trainant qu'elle s'y rendit, poussa la porte et la vit totalement vide. Même les documentalistes semblaient avoir déserté.
    Elle traversa, la pièce et alla s'installer sur une table sortie son netbook et commença a taper sa disert'. A peine commençait qu'elle rencontra déjà quelques difficultés de compréhension et de concentration : un endroit aussi grand et vide était simplement effrayant. Elle retint quelques instants sa respiration, s'attendant a un quelconque bruit, tandis que son cerveau s'imaginait les pires scénarios de films d'horreurs. Elle rangea donc très vite ses affaires et quitta les lieux. Tant pis pour les livres, elle reviendra a un moment ou la bibliothèque sera peuplée Elle avait une idée précise de l'endroit ou elle voulait aller. La salle ou se trouvait le piano, elle l'adorait, en plus elle était toujours inondée de lumière et la, elle pourrait mettre un petit fond de musique si besoin est. Kumiko traversa le lycée une fois devant la salle elle vit que quelqu'un occupait déjà cette pièce. Elle s'avança, un peu plus vers la porte et se pencha légèrement pour pouvoir observer a travers la vitre de celle-ci.

    Encore lui ?

    Yokoi Akemi, elle ne le connaissait que par la télé et les quelques magasines qui lui arrivait de lire. Mais c'est dernier temps, ils avaient le don de se trouver toujours aux même endroits. Et le comble, était que c'était toujours Kumiko qui arrivait après lui ! Il allait vraiment pensait qu'elle le traquait ! Elle se mordit la lèvre, que devait-elle faire ? Entrer ? Non, impossible, elle n'arriverait même pas a aligner deux mots correctement et ne voulait pas encrer un peu plus l'idée qu'il devait se faire d'elle : une stalker . Mais elle ne pouvait pas non plus rester planter la, s'il la voyait son impression sur elle serait encore pire. Partie dans ses pensées, elle n'avait pas remarqué qu'elle venait d'être repérée par Akemi, jusqu'à ce que son leur regard se croisent. Se sentant complètement idiote, elle se redressa, prit une bonne respiration et ouvrit timidement la porte. Partir comme une voleuse aurait été une solution plus simple, mais encore une fois son esprit de contradiction l'empêcha de le faire. Elle ouvrit la bouche . . . Puis la referma, ne parvenant pas a émettre le moindre son. Elle resta donc plantée sur le seuil de la porte, se sentant de plus en plus idiote. En plus, elle était sure qu'elle avait une fois de plus virée rouge écarlate. Ce qui n'arrangerait pas son cas.


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MessageSujet: Re: Décidément, tous les chemins mènent a Yokoi Akemi   Mer 8 Déc - 22:28

    Akemi râlait contre lui-même. Ça changeait de d’habitude… quoi que. Il entendait encore la voix forte de son père lui ordonner de quitter la maison dans la seconde s’il ne voulait pas avoir une gifle. Ce qu’il avait été con… laisser traîner ainsi des formulaires de candidatures pour des films autres que ceux de son paternel… Il aurait dû faire plus attention. Beaucoup plus attention. Ce genre d’erreurs pouvaient lui coûter gros. Il avait eu de la chance ce jour-là. Il s’en tirait avec une simple menace. En voyant les yeux fous de son père, il aurait crû pire… Comme une semaine en Allemagne pour lui apprendre la rigueur, par exemple. Il savait très bien que son père en était capable. Il l’avait déjà fait et n’hésiterait pas à recommencer.

    Il jura en anglais, faisant se retourner plusieurs personnes sur son passage. Ce n’était pas comme s’il s’en inquiétait. De toute façon, il y avait peu de chance qu’on le reconnaisse emmitouflé dans son énorme écharpe et son bonnet lui tombant sur les yeux. Manquerait plus qu’on vienne lui parler. Il devait trouver un endroit où rester un moment, le temps que son père se calme ou qu’il parte la maison, au choix. Autant compter quelques heures.

    Il frotta ses mains ensembles, essayant de les réchauffer. Il n’aimait pas le froid. Ni le chaud, d’ailleurs, mais ça, c’était une autre histoire. Il n’aimait pas grand-chose, pour être sincère. Ses yeux s’attardèrent sur les écriteaux des magasins. Il détestait toujours autant les Kanji… Pourquoi se compliquer la vie avec des signes alors que les lettres latines étaient si simples à comprendre ? Ce genre de choses l’énervait.

    Où pouvait-il bien aller ? La première idée qu’il lui vint à l’esprit fut l’école. Bien qu’il n’aimait pas spécialement ce lieux, il n’allait pas faire la fine bouche. Ils n’étaient pas à l’aise dans beaucoup de bâtiments alors mieux valait perdre son temps là-bas. Il connaissait d’ailleurs pas mal de pièces tranquilles où il pourrait se cacher, en y pensant… Oui, c’était la meilleure solution.

    Il joua distraitement avec une de ses mèches. Sa sacoche lui sciait l’épaule. Son ordinateur portable était plus lourd que dans ses souvenirs. Il devrait peut-être en acheter un nouveau plus léger. Enfin, peut-être que son cher père déciderai de lui couper les vivres pendant quelques temps. Il se mordit la lèvre inférieure. Ne pas s’énerver. Ne pas s’énerver. Ça ne servait à rien d’autre que le rabaisser au rang de tous les abrutis soupe au lait.

    Sa frange lui tapait déjà sur les nerfs, revenant sans cesse devant ses yeux. Il était de très mauvaise humeur ce jour-là… Déjà que ce n’était pas terrible habituellement,… Le moindre petit détail risquait de le faire exploser. Il attrapa une barrette dans sa poche et la cliqua sur ses mèches rebelles. Heureusement qu’il en avait toujours plusieurs sur lui. Il pressa le pas. Il se réjouissait d’être au chaud et tranquille pour pouvoir commencer à écrire. De toute façon, il n’avait rien de mieux à faire, il était certain de pouvoir oublier son projet de se présenter à de nouveaux castings.

    Il regarda vaguement les quelques personnes qui l’entouraient. Tous pressés. Nottingham lui manquait. L’Angleterre tout entière lui manquait. Il voulait tellement y retourner. Il soupira. Penser à cela ne ferait pas avancer les choses, après tout. Il accéléra le pas. Le froid devenait mordant et rougissait ses joues. Il chantonna silencieusement quelques petites mélodies qui lui passaient dans la tête. Il aperçut les premiers bâtiments de Sakurai Gakuen. Il sourit. Ça faisait un moment qu’il attendait ça. Il pressa encore plus le pas, jusqu’à courir. Un peu de sport ne pouvait pas lui faire de mal, non ? Sentir le vent fouetter son visage était grisant. Il oubliait peu à peu qui il était tout en foulant le sol. Toujours plus vite. Toujours plus loin de chez lui. C’était parfait.

    Il manqua de s’étaler en marchant sur un prospectus par terre. Il reprit vite contenance. Il ne montrait jamais ses faiblesses. Ce n’était pas ce genre de chose qu’il allait le faire changer. Il était devant la porte principale. Il entra dans le bâtiment. A force de le fréquenter, il pouvait presque s’y diriger les yeux fermés, connaissant par cœur sa configuration. C’était plaisant de se sentir capable de ce genre de choses.

    Il trouva très vite la salle qu’il cherchait, elle était toujours déserte et calme. Parfaite. Il y entra sans attendre et referma la porte derrière lui. Dommage qu’il ne possédait pas la clé, il en aurait profité pour s’y enfermer à double tour. Cela aurait été le bonheur suprême. Enfin, il ne fallait pas trop rêver non plus, n’est-ce pas ? Il s’installa dans un coin de la pièce. Le silence était d’or et il n’y avait rien de plus agréable sur le moment. Ça changeait des cris de son père.

    Il sortit son ordinateur et le posa sur ses genoux. Etre assis par terre lui allait très bien. Il était plus à l’aise que sur une chaise, même si celles de Sakurai Gakuen étaient spécialement confortables… normal, avec tout le fric qu’ils avaient… Occultant ce qui l’entourait, il se mit à écrire une nouvelle histoire. Ses doigts caressaient tendrement le clavier à une vitesse incroyable. Question d’habitude, aurait-il rétorqué si on lui avait demandé.

    Il releva brusquement la tête lorsqu’il entendit un bruit. Il se mit automatiquement sur la défensive. C’était quelqu’un d’agressif au naturel, il n’y pouvait rien. Son côté sauvage se dévoilait en société. Lorsqu’il reconnut la personne intruse... il grimaça. Et merde. C’était bien sa veine. La stalkeuse. Ça faisait un moment que cette dernière lui tournait autour, à son grand désespoir. Cela commençait doucement à lui taper sur les nerfs. Il n’avait pas besoin de cela maintenant ! Son humeur était suffisamment épouvantable comme cela !

    D’un geste, il ferma son ordinateur. Personne ne devait savoir pour sa lubie. Encore moins cette fille louche. C’était son secret. Il lui lança un regard mauvais.


      - Qu’est-ce que tu fous là ?!


    Lui ? Gentil ? Autant rêver ! Il n’était pas quelqu’un de fréquentable et ne cherchait pas à l’être. Il hésitait à partir de là… si seulement cette fille pouvait partir sans demander son reste…

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